Immigration and the Economy Experiences and Perceived Impact of Immigrants
Canada | 2026
Immigration has long been central to Canada’s economic and demographic strategy, with governments and business groups emphasizing its importance in addressing an aging population and declining birth rate. However, attitudes shifted after the pandemic, with more Canadians than at any point in the past two decades saying there is too much immigration. Despite having higher average levels of education than Canadian-born workers, immigrants experience lower employment rates and earnings, with internationally educated professionals in health care and science, technology, engineering and math (STEM) fields frequently unemployed or working below their skill level.
To better understand how lived experience shapes views on immigration, this report explores how first-generation immigrants differ from children of immigrants and non-immigrants in their perceptions of immigration levels, economic contributions, job opportunities and the state of the economy. Using survey data, we examine attitudes toward immigration and the workplace realities of immigrants, offering insight into how personal and generational context influence economic outlooks and public opinion.
Findings
The findings show that about 70% of individuals in Canada believe that there is too much immigration, with regional variation ranging from 79% in Calgary and Edmonton to 61% in Montreal. First-generation immigrants are less likely than second-generation and non-immigrants to view immigration as excessive. Nonetheless the majority of Canadians view its economic impact favourably, with perspectives differing by occupation, working conditions and demographics. Respondents with a university degree (57%) are the most likely to view immigration positively, compared to those with a college diploma (47%), a trades certificate (44%) or a high school education or less (45%).
Perceptions on the state of the economy and employment prospects vary across groups. First-generation immigrants report the highest satisfaction with life and work in Canada, yet they are the least likely to say that it is a good time to find work. Moreover, first-generation immigrants, especially recent immigrants, express higher concern about job security, automation and external economic pressures such as U.S. tariffs. However, economic anxieties are widespread, with about 83% of those surveyed reporting concern about the state of the economy, a trend that is consistent across all groups.
Immigration et économie : Expériences et perception de l’impact de l’immigration
L’immigration occupe depuis longtemps une place centrale dans la stratégie économique et démographique du Canada, les gouvernements et les groupes d’affaires soulignant son importance pour répondre au vieillissement de la population et à la baisse du taux de natalité. Cependant, les attitudes ont changé après la pandémie, et les Canadiennes et les Canadiens sont plus nombreux que jamais au cours des deux dernières décennies à estimer que l'immigration est trop importante. Malgré un niveau de scolarité moyen plus élevé que celui des travailleuses et travailleurs nés au Canada, les personnes immigrantes affichent des taux d’emploi et des revenus plus faibles, et les professionnels formés à l’étranger dans les domaines des soins de santé et des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) se retrouvent fréquemment sans emploi ou occupent des postes en deçà de leur niveau de compétences.
Pour mieux comprendre comment l’expérience vécue façonne les points de vue sur l’immigration, ce rapport examine en quoi les personnes immigrantes de première génération se distinguent des enfants de personnes immigrantes et de personnes non immigrantes dans leurs perceptions des niveaux d’immigration, des contributions économiques, des possibilités d’emploi et de l’état de l’économie. En nous basant sur des données de sondage, nous analysons les attitudes à l’égard de l’immigration et les réalités vécues par les personnes immigrantes au travail, afin de mieux comprendre comment le contexte personnel et générationnel influence les perspectives économiques et l’opinion publique.
Constats
Les constats montrent qu’environ 70 % des personnes au Canada estiment qu’il y a trop d’immigration, avec des variations régionales allant de 79 % à Calgary et à Edmonton à 61 % à Montréal. Les personnes immigrantes de première génération sont moins susceptibles que celles de deuxième génération, ainsi que celles non immigrantes, de juger l’immigration excessive. Cela dit, la majorité des Canadiennes et des Canadiens évaluent favorablement son impact économique, même si les perceptions varient selon la profession, les conditions de travail et les caractéristiques démographiques. Les personnes répondantes titulaires d’un diplôme universitaire (57 %) sont les plus susceptibles d’avoir une perception positive de l’immigration, comparativement à celles qui détiennent un diplôme collégial (47 %), un certificat de métier (44 %) ou un diplôme d’études secondaires ou moins (45 %).
Les perceptions de la situation économique et des perspectives d’emploi varient d’un groupe à l’autre. Les personnes immigrantes de première génération font état du plus haut niveau de satisfaction à l’égard de la vie et du travail au Canada, mais elles sont les moins susceptibles de dire que c’est une bonne période pour trouver un emploi. De plus, les personnes immigrantes de première génération, surtout celles arrivées récemment, expriment davantage d’inquiétude au sujet de la sécurité d’emploi, de l’automatisation et de pressions économiques externes, telles que les droits de douane américains. Cependant, les inquiétudes économiques sont largement répandues : environ 83 % des personnes sondées disent se préoccuper de la situation économique, une tendance qui se maintient dans l’ensemble des groupes.